Depuis le confinement, la visibilité de l’horticulture a été très importante dans les médias grand public, jusque dans les journaux d’information des grandes chaînes de télévision. Surtout pour les plants potagers qui ont fini par avoir droit de vente dans les jardineries et les points de vente au détail. Et maintenant pour le muguet.
Les problèmes du secteur ont aussi été pris en compte par de nombreux élus de terrain, en témoignent les lettres de soutien, et ont reçu une compréhension plus large (pour les plantes fleuries et de pépinière) de la part de quelques préfectures.
Une démarche avait déjà eu lieu au niveau européen par 9 structures européennes*.
Cette fois, députés européens et sénateurs prennent le relais.

50 députés européens, 96 sénateurs français…

Mardi 28 avril 2020, une conférence des présidents des fédérations, membres de l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, s’est tenue autour de Mikaël Mercier, président de Val’Hor.

Ces présidents de fédérations ont tenu à souligner :
. Une mobilisation exceptionnelle de 50 députés européens, tous signataires d’une lettre adressée à M. Janusz Wojciechowski, commissaire européen à l’agriculture, demandant « un appui fort et efficace au secteur horticole qui représente - à l’échelle européenne - 760 000 emplois et un chiffre d’affaires total de 48 milliards d’euros.
Lundi 27 avril 2020, les 50 membres du Parlement européen (MPE), issus d’un grand nombre d’États membres et appartenant à plusieurs groupes politiques ont appelé à l’activation - dès que possible - d’un soutien financier adapté et urgent pour le secteur du végétal d’ornement, allant au-delà des mesures proposées par la Commission européenne qui ne sont pas suffisantes pour maintenir le secteur à flot ».
Et Mikaël Mercier de préciser : « Cette mobilisation(2) est le résultat du travail des équipes de Val’Hor, de celles des fédérations et de leurs confédérations européennes, emmenées par Union Fleurs, pour faire reconnaître la spécificité de notre filière et la demande d’aides exceptionnelles auprès de la Commission européenne » ;
. Une mobilisation de 96 sénateurs, à l’initiative du sénateur Joël Labbé, tous signataires d’une lettre adressée au Premier ministre. Ils l’interpellent en urgence sur la situation catastrophique des producteurs en vente directe.

Alertés par la FNPHP, l’ensemble des sénateurs sollicitent « une clarification à l’échelle nationale concernant le droit d’ouverture des producteurs détaillants en mesure de fournir des plants potagers, produits de première nécessité, et d’étendre ce droit à l’ensemble de leur production, y compris de végétaux d’ornement puisqu’ils seront en mesure d’accueillir du public en respectant les gestes barrière ;
. l’interpellation du Ministre de l’Agriculture par les Meilleurs ouvriers de France (MOF fleuristes) au travers d’une vidéo(3). Ils réagissaient à l’annonce de ventes du muguet ce 1er mai 2020 sans ouverture des magasins fleuristes(4). « Les MOF ont tenu à exprimer leur immense déception et tristesse.
Ils ont voulu dire au Ministre qu’en autorisant à vendre le muguet partout en France (5) - mais pas chez les fleuristes - leur métier était déconsidéré, piétiné.
Ils demandent le respect de leur travail, de leur savoir-faire artisanal.
Cette initiative, soutenue par la FFAF, fait écho aux nombreux courriers envoyés tant par la Fédération des fleuristes que par Val’hor, demandant l’ouverture des fleuristes le 1er mai ».

Avec ces multiples soutiens, l’horticulture aura peut-être gagné une certaine visibilité dans ce contexte économique complexe sous pression, dû au confinement général. Avec de meilleures attentions et succès pour l’avenir…

La rédaction

(1) https://www.brut.media/fr/news/3-solutions-pour-soutenir-la-filiere-horticole-16fa92d1-0a58-4aec-9d4a-744d5ff795be

(2) http://www.lienhorticole.fr/actualites/filiere-horticole-sos-europeen-1,13,1107703119.html

(3) https://www.youtube.com/watch?v=CBUwGfwSkBw&feature=youtu.be (Source JAF)

(4) un rectificatif a précisé que les fleuristes sont autorisés à vendre en drive et en livraison à domicile

(5) dans les magasins jugés essentiels, dont les boulangeries