Le département de la Creuse qui donne une autorisation de vente, celui des Charentes… Une vague d’autorisation de commercialisation des plants potagers pour amateurs a fleuri ces dernières heures çà et là en France, dans une joyeuse cacophonie. Dès le début de la crise qui a fait suite à la fermeture des jardineries, un certain nombre de points de vente locaux se sont tournés vers leur préfecture pour savoir s’ils avaient ou non l’autorisation de commercialiser les plants de légumes. Certains préfets ont répondu positivement et donc il est possible pour les jardineries d’ouvrir ce rayon en plus de celui de l’animalerie, déjà autorisé au niveau national. Par contre, il n’existe pas de liste nationale de départements où est ouverte cette proposition.

La FNMJ, Fédération nationale des métiers de la jardinerie, avait été saisie de ce dossier, dès la semaine du 23 mars. « Nous avons étudié cette demande en en excluant d’emblée les régions très touchées par l’épidémie de coronavirus, explique Etienne Bodin, directeur de la FNMJ. C’est-à-dire le Grand Est, les Hauts-de-France et l’Ile-de-France. Par-contre, nous avons fait une demande au niveau national qui devrait être étudiée rapidement ». Ce n’est que lorsque l’Etat aura rendu sa décision que l’on saura si, partout en France, on pourra ou pas vendre les plants potagers dans les points de vente, et ainsi leur donner une bouffée d’oxygène supplémentaire. Mais en attendant, seuls certains départements peuvent le faire, il faut contacter la préfecture de son département pour savoir quelle décision a été prise localement.

Pascal Fayolle