L’épidémie de Covid 19 et les mesures réglementaires qui l’accompagnent – en particulier la fermeture des magasins non alimentaires – sont en train de ruiner la saison horticole.

Pertes globales estimées à 150 M euros

La Fédération Régionale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FRSEA) l’a d’ailleurs confirmé ces jours-ci. Dans un communiqué daté du 26 mars, elle évalue à 60 % la perte de chiffre d’affaires enregistrée sur la seule première semaine de confinement et voit se profiler une perte globale qui pourrait avoisiner 150 M d’euros. « Un manque à gagner auquel » précise le syndicat, « il faudra ajouter les frais de destruction ».

Ce constat, le groupement d’employeurs Forval, installé à Beaufort-en-Anjou dans l’est du Maine et Loire, le confirme : « Entre 60 et 70 % de nos adhérents horticulteurs ont stoppé leur activité. Et les seuls besoins en main d’oeuvre salariée de ces derniers jours concernaient la destruction des productions » explique Anne-Lise Robin, sa directrice.

Stress : ne pas se mettre en surchauffe

Conscient des enjeux économiques, le groupement l’est aussi des enjeux humains. « Nous sommes dans une situation par essence stressante qui peut engendrer des besoins d’accompagnement ».

Dans cette optique, le groupement a décidé de proposer à ses adhérents « à titre exceptionnel et gracieusement » un accompagnement à la gestion du stress.

« Prendre soin de soi, ne pas se mettre en surchauffe est essentiel dans une situation comme celle que nous vivons ces jours-ci. Les horticulteurs ont des décisions importantes à prendre en ce moment, en particulier celle de savoir s’ils vont remettre en culture – au risque de tout perdre – ou pas » relève Anne-Lise Robin.

Accompagnement : du sur-mesure

Le 24 mars, Forval a informé ses adhérents de son initiative : « Nous proposons du sur-mesure et nous adapterons en fonction du nombre d’entreprises et de personnes intéressées. La seule contrainte tient au fait que nous devrons travailler à distance ».

La réactivité de Forval repose sur la maîtrise en interne de cette compétence d’accompagnement. Formée aux Techniques d’Optimisation du Potentiel (TOP), Anne-Lise Robin accompagne en effet – à titre personnel - des sportifs et des étudiants. « Cette méthode » rappelle la coach, « a été mise au point pour les militaires partant en mission. Comparée à d’autres, elle a l’avantage de révéler rapidement son efficacité ».

Anne Mabire