Première édition à Rennes Territorium : de belles promesses à confirmer

La première édition de Territorium s’est tenue le 19 janvier dans le couvent des Jacobins, à Rennes (35).
La première édition de Territorium s’est tenue le 19 janvier dans le couvent des Jacobins, à Rennes (35). ©François Arnould

Malgré un contexte défavorable en raison des grèves contre la réforme des retraites, la première édition de Territorium a permis d’aborder des problématiques très actuelles sur l'évolution des métiers face aux conséquences du changement climatique et de répondre aux attentes des professionnels des secteurs publics et privés.

C’est le 19 janvier que les acteurs du nouveau rendez-vous professionnel Territorium, Le Lien horticole et les revues Matériel & Paysage et Moteurs & Réseaux, ainsi que Salonvert et Les 48 h du gazon sport pro, ont décidé de jouer leur première. C’était malheureusement aussi le jour de la première journée de grève contre la réforme des retraites et l’ensemble du public inscrit n’a pas pu se rendre au couvent des Jacobins à Rennes (35), mais ceux qui ont eu la chance de participer n’ont pas manqué de souligner l’intérêt des rendez-vous proposés.


Pour mémoire, Territorium est un concept basé sur la proximité – la manifestation tournera en France (prochaine édition le 28 février à Bron (69), près de Lyon) –, l’efficacité, avec un déroulé sur une seule journée et la volonté de répondre à de nouvelles attentes qui ont poussé les organisateurs à imaginer ces journées d’un nouveau genre.

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Densifier la ville pour planter plus

La journée a débuté avec une séance plénière au cours de laquelle la Ville de Rennes, par la voix de son maire adjoint chargé de la biodiversité, Didier Chapellon, et de son responsable du service des espaces verts, Bertrand Martin, a rappelé combien la préfecture d’Ille-et-Vilaine était bien choisie pour accueillir l’événement. « Vous avez défini Territorium par la maxime "Agir pour une filière verte durable", c’est tout à fait conforme aux actions que nous menons », a précisé l’adjoint au maire. Rennes, qui compte actuellement près de 210 000 habitants, continue à en accueillir de nouveaux. Il est désormais clair que pour les recevoir dans de bonnes conditions, il faudra compter encore plus d’espaces verts qu’aujourd’hui, sans s’étendre. Il va donc falloir densifier l’habitat et proposer plus d’espaces verts, et cela se fera au détriment des voiries et de la voiture !

La première conférence a aussi été l’occasion de présenter une étude exclusive commandée par les organisateurs au cabinet ADquation dont les contenus seront dévoilés prochainement.

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Plus de biodiversité, moins de phytos

Cette séance introductive a été suivie de pauses permettant aux participants de mieux connaître les partenaires présents et de conférences courtes et très techniques.

L’une d’elles a porté sur la biodiversité, avec la participation d’Olivier Fouché, d’Astredhor, et de Jérémy Pierra, de Dervenn paysages. Le premier a rappelé que les végétaux en ville ne sont pas installés dans une situation confortable et qu’Astredhor étudie la possibilité de les élever dans un milieu stressant pour les préparer à ce futur assez peu favorable, une expérimentation présentée dans l'édition de mars du Lien horticole. L’entreprise Dervenn a, pour sa part, présenté des chantiers d’aménagement récents, voire en cours, œuvrant en faveur de la biodiversité.

Autre atelier, celui réservé au « zéro phyto ». Dominique Ramard, maire d’une commune proche de Rennes, Saint-Juvat, a expliqué comment il a adapté son village aux nouvelles contraintes tout en restant classé 4 Fleurs au palmarès national du CNVVF. Il a supprimé des suspensions gourmandes en temps de travail et a, par exemple, végétalisé une large partie de son cimetière.

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Rendez-vous près de Lyon le 28 février !

Dernier exemple, parmi les six conférences proposées le 19 janvier, « l’arbre de demain ». Erwan Baron, qui dirige les pépinières Chauviré au Fief-Sauvin (49), a présenté les contraintes et incertitudes liées à l’adaptation de la gamme au contexte climatique, un processus qui ne date pas d’aujourd’hui, estime-t-il. Il a aussi montré des espèces intéressantes qui pourraient répondre aux contraintes du futur climat. Sabine El Moualy, du cabinet Aubépine, a rappelé que des arboretums, malheureusement trop souvent en friche, permettent d’observer quelles espèces s’adaptent bien aux nouvelles contraintes climatiques. Et Christophe Pineau, du Cerema, a présenté Sésame, un outil d’aide au choix des essences développé par la Ville de Metz (57) qui trouve sa place dans d’autres villes de France.

Vous voulez en savoir plus sur ces thématiques ? Connaître ce qui s’est dit dans les ateliers consacrés à la robotique ou aux énergies alternatives ?
Un compte rendu sera proposé dans Le Lien horticole de mars, mais les mêmes thématiques seront développées, avec des intervenants différents, à Vaulx-en-Velin (69), le 28 février, à l'hippodrome de Lyon- Carré de Soie. Nous vous y attendons nombreux !

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