L’ambiance était plutôt réjouie lors de l’assemblée générale du Bureau horticole régional (BHR) le 23 juin dernier. Un signe éloquent de l’optimisme ambiant : le regain d‘intérêt pour l’installation et la reprise, avec plusieurs sites d’exploitation changeant de main à la suite de départs en retraite ou de défaillances d’entreprises. De plus, les retrouvailles physiques de l’AG ont stimulé les échanges.

Une expertise végétale

Après sa reconstruction, le BHR s’est recentré sur ses missions de conseil. La nouvelle équipe, amincie et en partie renouvelée, peut travailler sereinement.
Le slogan du BHR, « Votre expertise végétale », se traduit par des conseils individuels et des actions collectives.
L’accompagnement des producteurs s’organise par l’intermédiaire d’un conseiller référent pour chaque entreprise, faisant le lien avec l’ensemble du BHR. Le conseil terrain devra composer avec l’évolution nationale du conseil phyto. Les trois conseillers techniques sont titulaires d’un Certiphyto et le BHR lui-même est agréé pour le « conseil indépendant à l’utilisation de produits phyto ».
Les échanges entre les producteurs font progresser les pratiques, à l’instar du nouveau club produit dédié aux plants potagers et aromatiques. De son côté, la communication accompagne aussi les collectivités locales ou régionales, entre autres par le relais de campagnes nationales ou européennes (poinsettia, géranium).

Ensemble, c’est mieux

L’une des actions collectives marquantes est l’animation d’un groupe Dephy Fermes (neuf pépinières et le lycée Angers Le Fresne) ainsi que d’un groupe de « fermes » (30 000 au niveau national) sur l’axe « Moins traiter, mieux traiter » (voir ici «Le piégeage massif en démonstration»).

Par ailleurs, Philippe Wegmann, directeur du BHR, rappelait l’intérêt de se grouper pour négocier des tarifs compétitifs d’énergie (gaz et électricité) via les appels d’offres.

En mode projet

En 2022, en principe, le lien avec l’expérimentation s’organisera à travers l’entité Astredhor Loire Bretagne (ALB). Celle-ci, dirigée depuis début 2021 par Allan Maignant, aura été fondue dans Astredhor national unifié. Avec ses vingt équivalents temps plein, l’unité ALB y sera la plus grosse unité.

Par ailleurs, le transfert de la station d’expérimentation angevine est prévu depuis le centre Floriloire aux Ponts-de-Cé vers Beaucouzé (49), à proximité de partenaires comme l’Inrae et Agrocampus Ouest/INH.

Aure projet collectif : le BHR a engagé une réflexion pour une adhésion groupée au pôle de compétitivité Végépolys Valley pour y redynamiser la filière horticole et donner davantage accès à l’innovation à ses actionnaires.

Simplifier la gouvernance régionale

En Pays de la Loire, les rôles des structures régionales horticoles se croisent souvent et peuvent générer de la confusion.

La création d’une Maison des horticulteurs (virtuelle, mais opérationnelle au printemps 2022) remplacerait l’Arfho, qui a vocation d’interface avec la Région, la chambre d’agriculture et d’autres instances. « Il faut assurer un potentiel d’évolution vers un guichet unique, avec une seule adhésion pour l’expérimentation, le conseil et l’action syndicale. Et même l’innovation en cas d’adhésion groupée à Végépolys Valley. Certains sujets techniques sont, de toute manière, à porter en collectif, comme celui sur l’eau », appuie le président du BHR, Thierry Browaeys. Des actions collectives sont déjà en cours comme des réunions thématiques ou le suivi du PCAE végétal*. D’autres se construisent comme le projet de Route touristique du végétal.

Parmi les partenaires, il faut noter, pour la FNPHP Grand Ouest, l’arrivée en septembre du nouvel animateur, Maxime Passebon, transfuge du Sud-Ouest (Thierry Roy a été nommé directeur national) et la nouvelle présidence assurée par Guilhem Bost, codirigeant de Pépinière Lepage, aux Ponts-de-Cé.

Linda Kaluzny-Pinon

*Le Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations (PCAE) est un dispositif d’aide.

Le BHR en quelques chiffres :

- un actionnariat représentant 70 % de la production régionale des Pays de la Loire ;

- 8 salariés permanents (5,8 ETP) ;

- 4 champs d’action : conseils individuels, actions collectives, événements, communication sur le végétal.