Alors que la vie commence à reprendre un cours plus normal, le congrès de la FNPHP, annoncé les 14 et 15 juin prochains, devrait constituer l’un des premiers rendez-vous professionnels au cours desquels la sphère du végétal aura l’occasion se retrouver. Pour les Salons, il faudra attendre l’automne, seules quelques manifestations grand public, foires aux plantes ou visites de jardins, étant programmées d’ici l’été.

La Fédération nationale des producteurs de l’horticulture et des pépinières (FNPHP) a choisi pour se retrouver un site remarquable, celui de l’abbaye de Royaumont, à Asnières-sur-Oise, dans le Val-d’Oise, à une quarantaine de kilomètres au nord de Paris. C’est là que la nouvelle équipe élue l’an dernier autour de Marie Levaux, horticultrice à Mauguio, près de Montpellier (34), va présenter sa feuille de route. Une démarche à laquelle sont conviés tous les adhérents, mais également tous ceux qui se sentent concernés par les enjeux de la filière.

La crise sanitaire a montré combien il était important pour une profession d’être bien représentée en haut lieu : c’est en effet le travail de lobbying au plus haut sommet de l’État effectué par Val’hor et les métiers représentés au sein de l’interprofession, parmi lesquels la FNPHP, qui a permis au végétal de faire partie de la liste des produits essentiels, donc aux magasins de rester ouverts et, en conséquence, à la filière de connaître une belle année. Les syndicats ne peuvent qu’espérer tirer bénéfice de ce travail crucial via de nouvelles adhésions et une dynamique renforcée.

Travailler sur la rémunération des producteurs et la relocalisation

Outre la classique assemblée générale ordinaire prévue le 14 juin au matin, l’essentiel du congrès sera donc consacré à la présentation par l’équipe en place des actions qui seront menées dans les mois et les années à venir.

Autre temps fort du premier jour, la conférence d’Emmanuel Vasseneix, président de LSDH (Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel) et créateur de la démarche « C’est qui le patron ? », qui vise à donner une meilleure place à la rémunération des producteurs. La journée se terminera par la visite des jardins de l’abbaye et une soirée conviviale sur place.

Le mardi matin auront lieu deux conférences :
- l’une sur les enjeux de relocalisation et les marchés de demain, avec la participation de l’Office français de la biodiversité sur le thème de la marque Végétal local ;
- la seconde, « Le végétal sous toutes ses formes », avec la créatrice de la Maison de l’Artemisia, Lucile de Cornet-Vernet, qui racontera sa lutte pour faire reconnaitre l’armoise comme remède contre le paludisme.

Des visites d’entreprises en région parisienne, avec inscription sur place, fermeront ce congrès le mardi après-midi.

Pascal Fayolle

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