Le Salon a rassemblé le 1er juin à Loire-Authion, sur la station FNAMS de Brain-sur-l'Authion (49), une douzaine d'exposants et plus de 650 visiteurs sur une thématique ultra-spécialisée, le désherbage alternatif.

Le chimique va continuer de décliner. Et ce n'est pas une technique unique de désherbage qui prendra le relais, mais un cocktail de solutions. Des produits naturels comme l'acide pélargonique, le désherbage mécanique (toujours plus pointu), le thermique, mais aussi des méthodes encore futuristes, comme les micro-ARN (de petites séquences d'ARN seraient introduites dans les plantes et les détruiraient...).

Problématique transversale Jean-Albert Fougereux, directeur technique de la station de Brain-sur-l'Authion de la FNAMS (Fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences), co-organisateur (*) de cette première édition, a ainsi dressé ce portrait du futur du désherbage. Il a aussi projeté ce qui devrait constituer le poids de chacune des techniques à un horizon de deux ou trois décennies (à lire dans une prochaine édition). Sans pouvoir encore dire si ces micro-ARN pourraient avoir l'aval de l'administration ou comment ils pourraient être appliqués. La manifestation s'adressait avant tout aux agriculteurs, qui ont représenté la majorité des quelque 650 visiteurs. Un chiffre au-delà de l'attente des organisateurs qui en attendaient tout juste 400 sur ce salon intéressant des acteurs de notre filière et d'autres métiers du végétal, en particulier des aromatiques et médicinales. Tous ont pu faire le point sur ce qui existe en matière de matériel, même si l'offre n'était pas complète, du côté du désherbage thermique notamment ou du travail du sol. Les organisateurs de l'événement, qui ont l'intention de le reconduire tous les deux ans, pourraient y adjoindre, avec succès, des sections dédiées à d'autres activités.Le désherbage mécanique se développe et gagne en précision avec l'évolution de l'optique et du numérique. Des caméras sont capables de distinguer de manière fiable les cultures des adventices. Les éléments désherbeurs sont plus précis. Les robots montent en puissance. Les modèles Oz et Dino, de l'entreprise Naïo, offrant les meilleures perspectives pour notre secteur, étaient présentés, même si d'autres outils semblent prometteurs (à lire également prochainement).Désherb'Expo pourrait être la rampe de lancement d'un véritable rendez-vous du désherbage professionnel, une problématique dont l'enjeu va, à n'en pas douter, encore progresser.

(*) Avec Itepmai, interprofession des plantes aromatiques et à parfum, Hemp-it (filière chanvre) et Végépolys.

Légende photo : Désherb'Expo, premier salon du désherbage alternatif, a eu lieu à la station FNAMS de Brain-sur-l'Authion (Loire-Authion) le 1er juin.

P.F.