La DGER(1) et l’interprofession Val’hor, toujours liées par une convention spécifique qui sera renouvelée au Salon Paysalia, annoncé les 1er et 2 décembre prochains à Eurexpo Lyon, à Chassieu (69), soutiennent les établissements de formation en horticulture et en paysage, engagés pour les sélections régionales et pour la finale nationale.

Pour l’édition 2019, 820 jeunes apprenants de toute la France ont tenté leur chance dans les épreuves de reconnaissance des végétaux organisés en région. Au terme de trois mois de compétitions régionales, 73 jeunes s’étaient qualifiés pour la finale nationale grâce à leur moyenne obtenue lors des épreuves.
Trois catégories les concernent : les niveaux V (Capa, seconde pro, BPA), IV (pac pro, BP) et III (BTSA) des formations aménagements paysagers et production horticole/commerce.
Chez les adultes, aménagements paysagers et production horticole concourent séparément, et directement en phase nationale (pas d’épreuves régionales).

À noter : en 2019, le Grand-Est avait été élu « meilleure région », avec une moyenne de 77,21 % de réponses justes.

Un outil d’autoformation et d’évaluation

Mais ce concours ne suffit pas. Complémentaire et surtout plus innovant sera l’outil Tepik(2), un grand projet d’autoformation, d’apprentissage et d’évaluation en « reco » et en connaissance des végétaux, tous et pas seulement ornementaux. On peut simplifier en le comparant aux tests d’anglais TOEIC internationalement reconnus.
Un module pédagogique y sera associé, puis une traduction en anglais sera proposée pour donner un rayonnement à l’international.

L’appropriation devrait redonner une visibilité sur la place du végétal dans les enseignements, sujet important aux yeux de nombreux acteurs de la profession.
Deux ingénieures (Lucie Benoit et Sandrine Huet) ont été recrutées pour se charger du projet.
Elles ont débuté leur mission le 3 novembre 2020 pour un an et demi. La partie test devrait être prête en décembre prochain et l’étude économique, en juin 2022.

Tepik sera utilisable en lien avec Floriscope, base de données scientifique sur le végétal pour les jardins et les espaces verts développée par Plante & Cité.

Tepik a fait l’objet d’une convention nationale, notamment entre Hortipaysage, l’Institut Agro et Agrocampus Ouest site d’Angers, Val’hor, Plante & Cité…
Tepik est financé via le Feader(3).
Le projet Tepik sera présenté aux enseignants lors de leur biennale(4) le 14 octobre prochain à l’école du Breuil, à Paris. Et un séminaire lui sera d’ailleurs dédié durant le congrès mondial de l’horticulture IHC à Angers (49) en août 2022.
Un point détaillé sur cet outil sera effectué dans une prochaine édition du Lien horticole.

Odile Maillard

(1) DGER : Direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.
(2) Tepik, initialement dénommé Topik (Test of ornamental plants for international knowledge)-Reco-Pedago. Plus d’informations ici.
(3) Feader : fonds européen agricole pour le développement rural en France.
(4) Biennale « Quels métiers en transition* pour les productions horticoles et paysages ? Implications de l’enseignement agricole avec ses partenaires territoriaux », du 13 au 15 octobre à l’école du Breuil, à Paris. Plus d’information ici.

Retrouvez les informations sur le concours de reco ici, avec accès au kit complet des documents ici.