Ce vendredi 23 avril, aux Ponts-de-Cé, près d’Angers, le centre technique du Maine-et-Loire est en ébullition. En moins d’une heure, les fleurs et les jardinières livrées quelques heures plus tôt par les producteurs sont chargées. « D’ici ce soir, tout sera arrivé à destination, dans les 180 Ehpad et résidences autonomie associés à notre action », évoque, lors d’un point presse, Christian Gillet, président du conseil départemental.

Un budget de 20 000 €

Initiée en 2020, cette distribution de fleurs et de plantes répond à un objectif de solidarité. « Nous l’avons lancée pendant le premier confinement, à Pâques, alors que les visites en Ehpad étaient interdites et que nous étions tous à la recherche de masques. À l’époque, nous avions voulu marquer notre soutien au personnel et aux résidents de ces établissements, mais aussi à la profession horticole malmenée », rappelle-t-il.

Un an plus tard, les fondamentaux sont toujours là. Pour cette distribution 2021, les élus ont débloqué une enveloppe de 20 000 euros. Équivalente à celle de l’an dernier, elle est en totalité affectée à l’achat de végétaux. « Pour le chargement, l’acheminement et la distribution, nous faisons appel à nos agents, sur la base du volontariat. Des particuliers de la réserve civique et des élus participent également. »

Un soutien pour l’achat d’arbres et d’arbustes

Côté filière, six acteurs ont cette année été sollicités : l’entreprise Jolly (Brain-sur-l’Authion) pour la fourniture de contenants, la coopérative Fleuron d’Anjou (Les Ponts-de-Cé) pour celle de plantes aromatiques et le groupement Vegecom (Saint-Barthélemy-d’Anjou). Sur une dizaine, « cinq de nos producteurs sont engagés dans cette action », précise Corinne Battaglia, sa directrice.

Solidaire, l’action conduite le 23 avril dernier accompagne la saison horticole de printemps. Dans le même esprit, le conseil départemental a également lancé – à l’automne dernier – l’opération « Enracinons nos territoires ». Destinée aux 177 communes, elle consiste en un soutien financier – à hauteur de 300 € – pour l’achat d’arbres et d’arbustes issus de pépinières locales. L’intérêt de ce type de mesure « est avant tout un effet de levier », souligne Christian Gillet.

Filières « déstructurées »

Un effet attendu de tous. En horticulture, « les difficultés ne sont pas derrière nous », a de fait rappelé Florian Bonnot, directeur commercial de Fleuron d’Anjou, évoquant des filières professionnelles actuellement « déstructurées ».

Anne Mabire