Le congrès mondial IHC (International Horticultural Congress) se déroule tous les quatre ans dans un pays différent. Après Istanbul (Turquie) en 2018 et avant Kyoto (Japon) en 2026, le prochain sera angevin en 2022. Il ne reviendra pas en France a priori avant cinquante ans, alors c’est l’occasion d’y participer l’an prochain. L’été 2022, c’est encore loin… mais c’est maintenant le moment de proposer des contributions, et de s’inscrire pour obtenir des tarifs avantageux.

Habituellement très scientifique, la version française ne doit pas faire peur. Elle devrait être très abordable, très axé sur la recherche et les expérimentations appliquées, à base de retours d’études et d’expériences en R&D, afin de permettre aux producteurs de l’horticulture d’utiliser les résultats avancés. Et, pour la première fois, le congrès mondial intégrera une division « Éducation » qui permettra de mettre en avant les acteurs de la formation horticole.

Environ 2 500 participants de 90 pays sont raisonnablement attendus (en période hors Covid, ils sont au minimum 3 000, de plus de dix pays).
L’édition 2022 sera hybride, avec la majorité des activités en présentiel, et une partie des conférences en visio, mais sans différence de tarif d’inscription pour favoriser le relationnel sur place.

Appel à communications

Des « grands témoins » interviendront en séances plénières, autour des axes de la compétitivité, de la santé-bien être, des systèmes de production… Vingt-cinq symposiums aborderont les productions verticales, l’économie, la gestion de l’eau, les maladies émergentes, l’agro-écologie (les aspects sociaux inclus), la qualité (de l’amont à l’aval), l’horticulture connectée et numérique, des problématiques sur de grands groupes d’espèces (dont les petits fruits, les plantes médicinales et aromatiques), sans oublier les nouveaux usages des végétaux (via l’institut Astredhor)... Le volet ornement devrait mobiliser un gros symposium. Mais le programme comprendra beaucoup de temps d’échange (Angers oblige), des « networkings » et ateliers. Nous reviendrons ultérieurement sur le détail du programme côté participants.

Pour l’heure, l’urgence est pour les intervenants. Souhaitant impliquer le maximum d’acteurs de l’horticulture (au sens anglo-saxon du terme, donc incluant le maraîchage et l’arboriculture), scientifiques, techniciens-expérimentateurs, doctorants, thésards et étudiants, producteurs, fournisseurs, enseignants… sont invités à proposer au comité d’organisation des sujets de communication, pour peu qu’ils apportent des avancées de connaissances et/ou des solutions dans les problématiques culturales qui se posent. Ou qu’ils montrent dans quel sens s’orientent les travaux de recherche.

Quinze symposiums sont prévus. Les communications acceptées seront sous l’une des deux formes suivantes :
- une intervention orale (valeur d’un article de six à huit pages maximum) pour permettre un maximum d’interventions ;
- des « e-posters  », numériques, courts. Pas de posters imprimés.

Défi aux scientifiques et accueil de start-up

Trois nouveaux espaces ou temps forts sont annoncés.
Tout un chacun (individuellement ou collectivement) pourra poser des défis aux quelque 2 500 chercheurs et scientifiques des filières du végétal. Les réponses ne seront pas confidentielles. Selon les cas elles pourront devenir sujet de symposium, atelier, renvoi vers des chercheurs qui travaillent sur le sujet concerné…
Un espace mettra à l’honneur des start-up membres de Végépolys Valley.
L’enseignement (universités, écoles…) sera mis à l’honneur (ce point du programme est encore en préparation).

Rétroplanning : dès le 1er septembre 2021

Propositions de communications : avant le 15 novembre prochain (résumés en anglais). Les volontaires non habitués à cet exercice peuvent se faire accompagner : demander aux organisateurs.
Décision sur les sujets retenus : 30 janvier 2022.
Optimisation jusqu’au 15 avril 2022.
Validation finale : 15 juin 2022. Actes du congrès : publication fin 2022.

Inscriptions : tarifs progressifs, à partir du 1er septembre 2021 puis du 1er mars 2022 et enfin du 15 juin 2022. Un forfait semaine coûte 700 à 955 euros selon la date d’inscription. Des « pass spécifiques » permettront de participer pendant un ou trois jours (respectivement 190 et 550 euros) pour qu’un maximum d’acteurs français puissent participer. En option : - 10 à - 25 % pour un tarif de groupe.
La prise en charge sous financement « formation continue » est à l’étude. Elle dépendra des demandes.

À noter : l’essentiel du congrès se déroulera en anglais (niveau généralement « abordable », précisent les organisateurs), quelques conférences seront traduites.

Odile Maillard

Pour en savoir plus, télécharger des documents, proposer des résumés (des « abstracts » rédigés en anglais).