Ce sera l’un des éléments phares du Jardin extraordinaire de Nantes, qui vient de recevoir le Grand Prix des Victoires du paysage 2020 (à lire également : «Victoires du paysage : le palmarès 2020 enfin dévoilé !» et retrouvez nos deux diaporamas de l’ensemble des primés : « Victoires du paysage 2020 » et « Un palmarès tardif mais riche !») : l’arbre aux Hérons dans sa version définitive vient d’être révélé après trois années d’études techniques.
Une branche de cet « arbre » a été conçue il y a plus de dix ans maintenant dans l’île de Nantes. Le projet sera donc installé face à la Loire, dans la carrière Miséry, au cœur du quartier du Bas-Chantenay, nouvelle zone de développement de Nantes, où 200 ha seront aménagés au cours des quinze prochaines années. Cet arbre déploie des branches de métal dans lesquelles le public peut déambuler et qui sont plantées grâce à des supports de culture et une végétation adaptés.

Un belvédère incomparable sur la Loire

Imaginé par Pierre Orefice et François Delarozière, créateurs de la compagnie La Machine, à qui l’on doit le fameux éléphant de bois ou d’autres animations urbaines délirantes, l’arbre aux Hérons, qui a été présenté début juillet, mesurera 35 mètres de hauteur et 55 mètres de diamètre. Sa vingtaine de branches accueilleront des jardins suspendus sous forme de micro-paysages parmi lesquels se promener.
Au cœur de la partie est de la carrière Miséry, au pied de l’escalier de la falaise du Jardin extraordinaire (à lire dans Le Lien horticole n° 1006, rubrique « Paysage »), le spectacle de cet arbre sera gratuit. S’y développeront plus de 130 espèces végétales qui côtoieront un bestiaire mécanique d’une trentaine d’animaux. On y croisera des colibris, un paresseux, des papillons, des oies sauvages... et, à sa cime, une famille de hérons.

À la suite des études et au fur et mesure des échanges entre les auteurs et Nantes Métropole, le projet a évolué.
L’arbre aux Hérons se veut une nouvelle vitrine du savoir-faire nantais. Il représente en effet un défi technique : implanté sur des microplots encastrés dans le granit recouvert de terre végétale, il sera une œuvre végétale au centre du Jardin extraordinaire, offrant un belvédère incomparable sur la Loire !

Pascal Fayolle