22e édition Tapis de fleurs : des artistes et des horticulteurs à l’honneur en Belgique

En 2022, des chrysanthèmes et autres fleurs de Flandre se sont ajoutés aux traditionnels bégonias et dahlias. ©ASBL
En 2022, des chrysanthèmes et autres fleurs de Flandre se sont ajoutés aux traditionnels bégonias et dahlias. ©ASBL

La grand-place de Bruxelles, patrimoine mondial de l’Unesco, a de nouveau rayonné de mille et une couleurs cet été. Le Tapis de fleurs devient un événement incontournable dans l’agenda culturel.

Traditionnellement réalisé une année sur deux, le décor floral de la grand-place de la capitale belge n’a pas pu être réalisé en 2020. Le parterre fleuri de bégonias et de dahlias a fait son retour du vendredi 12 au lundi 15 août. Cette œuvre éphémère qui fait briller Bruxelles dans le monde entier a célébré cette année sa 22e édition. À cette occasion, elle a réinterprété en clin d’œil le dessin du premier visuel de 1971*.

Le Tapis de fleurs est l’occasion d’une collaboration privilégiée entre des artistes, la filière de l’horticulture et des bénévoles des quatre coins du pays autour d’un projet majestueux.

« Après deux années difficiles, pendant lesquelles Bruxelles en Fleurs a permis de maintenir une présence fleurie et une attraction dans les quartiers commerçants, rien ne vaut l’original, bien sûr. Le retour du Tapis de fleurs, c’est aussi un soutien aux commerces du centre-ville », rappelle Fabian Maingain, échevin des Affaires économiques.

« Cette année, nous avons également intégré dans la composition florale d’autres fleurs produites en Flandre, comme le chrysanthème, afin de souligner l’éventail de notre production de plantes ornementales », complète Filip Fontaine, directeur général du VLAM, l’Office flamand d’agro-marketing.

Des techniques qui ont bien évolué

Le titre du tapis de 1971 était « Arabesques ». Des lignes dessinées par les formes naturelles des feuilles et des tiges, disposées de manière décorative.
En 1971, pour réaliser le Tapis de fleurs, on utilisait un fragment d’arabesque découpé dans un carton épais et reporté des milliers de fois, en utilisant l’espace entre le pouce et l’auriculaire pour mesurer les 20 cm requis.

Clin d’œil à la méthode originelle, ces 20 cm ont été conservés pour le nouveau design actuel, mais les techniques modernes permettent des calculs de surface au centimètre carré près, évitant les erreurs d’échelle. Plus de 280 heures ont été nécessaires pour reconstituer le patron du tapis de 1971, à partir des plans dessinés à la main par Stautemas, créateur initial.

À l’occasion d’expositions universelles, d’anniversaires diplomatiques ou d’autres événements, l’équipe de réalisateurs se déplace et crée d’autres œuvres en Belgique et à l’étranger.

Informations sur la création et la réalisation ici.

Odile Maillard

*La première édition est le fruit d’une collaboration entre les Francs-Bourgeois (association de commerçants du centre de Bruxelles) et l’AVBS (association flamande de producteurs de plantes ornementales et fournisseurs d’espaces verts).

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