On savait déjà qu’en fin de cette année, le Salon Paysalia devrait avoir lieu du 30 novembre au 2 décembre à Chassieu (69), près de Lyon, ou que ses thématiques tourneraient autour de la biodiversité ou des nouveaux marchés (à lire ici : « Paysalia : la chance sourit aux audacieux »).
On savait aussi que le thème du Carré des jardiniers, qui va permettre d’attribuer le titre de Maître jardinier pour les années 2022 et 2023, est celui du « Jardin du (bon) vivant » (à lire ici : « Paysalia : le Carré des jardiniers est lancé »).
On connaît désormais le nom des cinq finalistes de ce concours, ceux qui seront amenés à réaliser en fin d’année le jardin qu’ils ont imaginé. Ils ont présenté les grandes lignes de leurs concepts lors d’une conférence de presse organisée sur le Web fin juin.

Avant que chacun des candidats au titre envié de Maître jardinier puisse se présenter, Florence Rousson-Mompo, qui suit le Salon pour GI Events (cogérant la manifestation avec l’Unep, Union nationale des entrepreneurs du paysage), a rappelé combien « le thème du Carré, choisi avant la crise de la Covid, était encore plus parlant aujourd’hui, dans la situation que nous connaissons ».
Pour Laurent Bizot, président de l’Unep, « le titre de Maître jardinier met en avant un métier qui reste aujourd’hui en tension, en quête de main-d’œuvre pour assurer son développement, alors que les jeunes classent souvent le paysage dans les métiers difficiles et sans débouchés ».

Cinq conceptions sur le thème du (bon) vivant

Voici donc les cinq jardins et leurs concepteurs choisis par le jury du Carré des jardiniers placé sous la présidence du paysagiste Jean Mus.
- Stéphane Fritsch, qui travaille pour Muller paysage, à Geispitzen (68). Il a imaginé « Cultivons notre bien-être », destiné au « lâcher-prise ». Un jardin composé de six éléments qui se découvrent les uns après les autres, dans une « émotion multisensorielle ». On y passe d’une pergola assez minérale, pour les rencontres, à une forêt de bouleaux intimiste…
- Guillaume Lachana, à Pierre-Bénite (69). Il n’a pas à la base de formation au paysage, mais a rejoint l’entreprise familiale d’espaces verts. Dans son « Jardin des villes, jardin des champs, jardin vivant », il cherche à réunir deux mondes en traitant le sujet de la fertilité des sols. Côté ville, de vieilles croûtes d’enrobé, côté campagne, la terre et des arbres en lévitation…
- Mattias Orsi, à Aubagne (13). Son entreprise : Asco environnement. Son projet : « L’oasis du futur ». Il s’agit, pour lui qui vient du Sud, d’une sensibilisation aux problèmes de disponibilité en eau. Un ouvrage central destiné à la recueillir sera garni de grimpantes parmi lesquelles des plantes nourricières, actinidia par exemple.
- Hélène Pépin sera la seule candidate du Carré des jardiniers. Son entreprise, Pépin paysage, est basée à Marseille (13) et son jardin s’intitule tout simplement « À table ». Mais la table sera imposante, chacun pourra s’y installer, et la palette végétale utilisée sera intégralement comestible. Autour, ce sera la décomposition, comestible aussi, avec ses champignons, par exemple.
- Enfin, le dernier candidat est Franck Serra. Son entreprise, Serra paysage, œuvre à Coulounieix-Chamiers (24). Son jardin, « Human & Sens », mettra en valeur la vie « sous nos pieds ». Une canopée symbolisera la biodiversité, des bancs publics revisités permettront de prendre le temps de la découverte. Côté bien-être, une table de sept mètres plantée de légumes symbolisera la vie…

Tous ces jardins sont à découvrir en esquisse sur notre site Internet que nous vous présentons ici en diaporama avec leurs projets et sur Paysalia, si évidemment, d’ici là, la pandémie de Covid-19 ne vient pas de nouveau tout perturber !

En diaporama « Qui sera le prochain maître jardinier ? »

Pascal Fayolle

En savoir plus : visite guidée en vidéo du Maître jardinier 2019.
www.carre-des-jardiniers.com